
Vous passez du tube PVC à la glycéro le même samedi ? Le Bosch GHG 23-66 est taillé pour ça. Ce décapeur thermique filaire de 2 300 W affiche sa consigne sur un petit écran et la règle de 50 à 650 °C, dix degrés à la fois. Il propose dix débits d'air et garde quatre réglages en mémoire. Il pèse 0,67 kg et tient debout sur l'établi. Dans sa version la mieux garnie, je compte quatre buses, un patin de soudage et un assortiment de gaines. Pour un seul volet par an, en revanche, son tarif de pro ne se défend pas.
Bosch GHG 23-66 : le décapeur thermique à écran et quatre mémoires, avis
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Points forts
- ✓Consigne lisible à l'écran
- ✓Dix niveaux de débit
- ✓Quatre réglages mémorisés réinscriptibles
- ✓0,67 kg, pose debout stable
- ✓Quatre buses et gaines fournies
- ✓Chauffe coupée en cas de surchauffe
Points faibles
- ×Tarif élevé pour un amateur
- ×Buse coudée vendue à part
- ×Écran muet sous 0 °C
Pour qui le GHG 23-66 est-il fait ?
Le support d'abord. Ce Bosch donne sa pleine mesure quand les matières changent dans la semaine : boiseries en glycéro, tube PVC à cintrer, gaines à rétracter, vieux vernis sur une porte. Pour le rénovateur qui enchaîne les volets le samedi ou l'artisan qui décape chez ses clients, l'écran et les mémoires évitent de tâtonner à chaque changement. Celui qui décape une chaise de brocante deux fois par an paiera surtout des fonctions qu'il n'utilisera pas. Un pistolet à air chaud à trois positions lui suffit.
1Réglage de la température : ce que vaut l'écran du GHG 23-66
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650 °C en haut, 50 °C en bas, et une consigne qui bouge de 10 °C à chaque pression. Tant que l'air n'a pas atteint la valeur demandée, l'écran affiche la température réelle et le symbole °C clignote. Sur une gaine ou un tube PVC, ce retour visuel compte plus que les watts.
Restons lucides sur la précision. La tolérance atteint ±10 % en bout de buse et ±5 % à l'affichage. À 400 °C, l'air peut donc souffler 40 °C au-dessus ou au-dessous de la consigne. Cela suffit pour décaper sans roussir le bois, tant que la buse reste en mouvement et que l'œil surveille le support.
2Débit d'air et programmes du Bosch GHG 23-66, à quoi servent-ils ?
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Le débit compte autant que la chaleur. En position de travail, il se règle sur dix crans, de 150 à 500 l/min. Un filet d'air chauffe une gaine sans faire voler les petites pièces d'à côté, un souffle fort ramollit un panneau de porte plus vite. La position froid, entre 50 et 100 °C, sèche ou refroidit une pièce.
Les quatre programmes d'usine et comment les personnaliser
Les mémoires arrivent préréglées : 250 °C pour cintrer un tube plastique, 350 °C pour souder du plastique, 450 °C pour enlever un vernis, 550 °C pour le brasage tendre. Chaque emplacement se réécrit. On règle température et débit, puis on garde la touche mémoire enfoncée deux secondes. Vos réglages PVC et glycéro reviennent alors d'une pression.
3Buses et accessoires du GHG 23-66, la L-BOXX comptée pièce par pièce
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Je compte, parce que « buses incluses » ne veut rien dire. La version 06012A6303 livre une buse plate de 50 mm, une protège-vitres de 75 mm, une réflectrice de 32 × 33 mm, une réduction de 9 mm, un patin de soudage de 10 mm et un sachet de gaines thermorétractables, le tout calé dans une L-BOXX 136.
Les deux autres versions du GHG 23-66
Toutes partagent le même décapeur, seuls changent la boîte et les accessoires. La 06012A6300 se contente d'un coffret, d'une buse plate et d'une protège-vitres. La 06012A6301 ajoute réflectrice, réduction et patin, sans coffret empilable ni gaines. La buse coudée, utile pour dégeler une conduite d'eau, ne figure dans aucune des trois.
4Poids, pose debout et sécurité du Bosch GHG 23-66 au quotidien
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0,67 kg pour un 2 300 W, c'est léger. Deux surfaces d'appui le tiennent debout, buse en l'air, ce qui libère vos deux mains pour cintrer un tube. Gare à cette buse sur l'établi, elle brûle ce qui la frôle. Dans un recoin, sa protection thermique s'enlève à froid, en la tournant.
Par grand froid et après une longue séance
L'écran fonctionne entre 0 et 50 °C. Dans un garage glacé en janvier, il peut virer au noir le temps que l'appareil se réchauffe. Autre réflexe après une longue séance à haute température : laissez le décapeur souffler un moment à son réglage le plus bas avant de couper, puis rangez-le froid dans son coffret.
5Faut-il payer le GHG 23-66 plutôt que le GHG 20-63 ?
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Les deux Bosch partagent écran et pas de réglage. Le GHG 20-63 plafonne à 630 °C, avec trois positions de débit. Le GHG 23-66 gagne 20 °C, sept crans de débit et la mémoire. Les boîtes affichent 300 W d'écart, mais en régime nominal il tombe à 100 W, 2 100 contre 2 000 W.
Pour décaper quelques portes et cintrer un tube de temps en temps, le 20-63 suffit, pour sensiblement moins cher. Le 23-66 se défend si vous changez de matière plusieurs fois par jour ou si vous travaillez pour d'autres. Rappeler un réglage sans y penser, voilà ce que vous payez en plus.
Mon avis final
En définitive, le Bosch GHG 23-66 est le décapeur à écran le plus abouti de la gamme bleue. Consigne lisible, débit fin, réglages que l'on rappelle d'une pression et poids plume pour sa puissance : si vous travaillez le bois, le PVC et les gaines en alternance, vous retrouvez la bonne chaleur sans tâtonner.
Attention toutefois : la marge de ±10 % à la buse oblige toujours à juger le support à l'œil, la buse coudée ne figure dans aucune boîte et l'écran boude le froid. Pour un usage occasionnel, son prix pèse lourd face au GHG 20-63, qui fait l'essentiel.
Mon verdict : je le conseille sans hésiter au rénovateur qui décape tous les week-ends et à l'artisan qui jongle entre les matières. Prenez la version L-BOXX, la mieux garnie. Si vous ne décapez qu'une porte par an, un modèle plus simple vous servira aussi bien.
